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Ville de Tlemcen


Histoire
Du royaume Numide a la presence Byzantine
Etymologiquement Tlemcen ou Tilimsane Signifie en arabe "eau" ou "source". Apres, une periode prehistorique, une periode Numide avec en particulier le regne du roi berbere Syfax, avec comme capitale Siga, Survint la periode romaine.les Romain lui donnerent le nom de Pomaria, qui signifie les vergers.
Vers la fin du 3e siecle J.C, Siga, située à quelques kilometres, à l’embouchure de Tafna, était devenue la capitale du royaume Numide. Pomaria reliait Altavia (Ouled Mimoun) à Syrerus (Maghnia). Les romains y demeurerent de 32 à 430 apres J.C, soit au 5e siecle, puis c’était au tour des Vandales et des Byzantins dont la domination a été de courte durée.
De la presence arabe, le prestige Zianide à l’occupation francaise
A partir du 7e siecle,en 671, les arabes arrivent au Maghreb. en 675, la conquete musulmane atteint Tlemcen et en 790, Tlemcen est occupée par les Idrissistes de Fes. Alors, elle connaitra le passage de grands hommes légendaires de l’Islam, tel que le compagnom de prophete,Ibn El Mouhadjer Dinar, premiere personnalité à apporter la vérité de l’Islam dans la région lors de ce meme siecle, Abou Quorra, de la tribu des Beni Ifrenes, se proclama Roi de Tlemcen et mena une longue guerre de résistance contre les Zirides et leur chef Bologhine. Le siecle suivant avait été celui de la paix, le Maghreb connaitra une reorganisation et une renaissance avec trois villes qui jouerent un role capital, Fez, Kéraouane et Tiaret des Rostomides. Agadir (ancien nom de Tlemcen) est conquise au 9e siecle par Idris 1er qui édifia la mosquée du meme nom. Les Idrissides sont battus par les Sanhadja, vassaux des Fatimides, assiégerent et prennent la ville en 973. De 1002 à 1079, les Beni Yala, famille Zenata, régnerent sur Tlemcen. A la chutte des Idrissides, Agadir devint la capital de Beni Khazer et des Beni Yala, Emirs Berberes, vassaux des omeyades d’Espagne.



la période ALmoravide commence en 1079avec Youcef Ibn Tachfin, son fondateur et son fils Ali Benyoucef, Suivie en 1143 de la période Almohade fondée par Abdelmoumene Ben Ali, période pendant laquelle s’affirme son expansion économique. Tlemcen, capitale du Maghreb, connaitra une période préstigieuse avec les Zianides du 13e au 16e siecles, avec Yaghmoracen le fondateur de la dynastie, Abou said Othman, Abou Ziane 1er, Abou Tachfine. L’actuel Tlemcen fut fondée à la fin du 11e siecle, 1080, par le chef Almoravide, Youcef Tachfine, sous le nom Tagrart. elle doit aussi à cette dynastie la grande mosquée mais elle se développa sou les Almoravides. En 1143 Abdelmoumene Ben Ali, compagnon d’El Mehdi Ibn Toumert, chef des tribus du haut atlas au Maroc, assiege la ville durant deux ans. AU 13e siecle, Tlemcen capitale de royaume avait eu le premier roi Zianides, Yaghmouracene, dont le regne dura 40 ans, son fils Othmane lui succéda mais en 1299 Mérinides l’assiégerent pendans 7ans. En 1337, Abou El Hassen de Fez (Maroc) s’empara de Tlemcen. Les Mérinides y édifierentles mosquées de Sidi Haloui, la mosquée et le palais de la victoire à Mansourah, de pursjoyaux de l’architecture arabo-musulmane de Tlemcen. Jusqu’au 16 eme siecle, la ville resta cité royale, ceci avec l’avenement du glorieux Abou Hamou Moussa. Du 16e siecle au 19e siecle, se situe la période Turque avec Arroudj Barbarousse. En 1517, la menace vint des Espagnols et des turcs. En 1555, Tlemcen est rattachée à la régence d’Alger par Salah Rais qui nomma comme premier gouverneur Baba Safir. C’est en 1610 que le Dey d’Alger, Hacene, ordonna la destruction de Tlemcen. En 1836, Tlemcen, deviendra l’une des plus prestigieuses forteresses de lutte de l’Emir Abdelkader contre l’occupant Francais, durant plus d’un siecle.
L’occupation définitive de Tlemcen par les Francais commenca en 1842 avec et se termine en 1962 par l’indépendance de l’Algérie.



Etymologie du mot Tlemcen
En arabe, Tilimsane (nom berbère signifiant poches d’eau, source). En revanche, le nom donné par Yahia Ibn Khaldoun, le frère du grand historien des berbères s’éloigne beaucoup de la réalité géographique.
Selon cet auteur « TLEM » et « SAN » signifient deux choses : « le désert et le Tell ». Population
En 2008, la population de la wilaya de Tlemcen était de 949 135 habitants contre 707 453 en 1987. 5 communes dépassaient alors la barre des 40 000 habitants
Culture
Tlemcen a toujours été un centre religieux, culturel, intellectuel et architectural important. À l’époque islamique, elle est l’une des cités du Maghreb les plus propice à la création et à l’épanouissement intellectuel et son influence sera grande dans tout l’Occident musulman. Située au carrefour des routes qui mènent du Maroc à l’Algérie et de la mer Méditerranée au Sahara, Tlemcen joue un rôle culturel et commercial important.
Elle a maintenu les coutumes, les fêtes religieuses et, en général, toutes les cérémonies publiques et privées dans leur cadre ancien. Ainsi, Yennayer, la fête du jour de l’an berbère héritée de l’époque berbère pré-islamique, est toujours célébrée à Tlemcen.
La scène culturelle est animée par ses bibliothèques, ses centres culturels, son musée, ses théâtres et ses associations. La cité accueille en 2011 l’événement « Tlemcen, capitale de la culture islamique ».


Carte de la Ville


carte de la ville
Communes de la wilaya de Tlemcen (codes ONS) : 01 . Tlemcen • 02 . Beni Mester • 03 . Aïn Tallout • 04 . Remchi • 05 . El Fehoul • 06 . Sabra • 07 . Ghazaouet • 08 . Souani • 09 . Djebala • 10 . El Gor • 11 . Oued Lakhdar • 12 . Aïn Fezza • 13 . Ouled Mimoun • 14 . Amieur • 15 . Aïn Youcef • 16 . Zenata • 17 . Beni Snous • 18 . Bab El Assa • 19 . Dar Yaghmouracene • 20 . Fellaoucene • 21 . Azaïls • 22 . Sebaa Chioukh • 23 . Terny Beni Hdiel • 24 . Bensekrane • 25 . Aïn Nehala • 26 . Hennaya • 27 . Maghnia • 28 . Hammam Boughrara • 29 . Souahlia • 30 . MSirda Fouaga • 31 . Aïn Fetah • 32 . El Aricha • 33 . Souk Tlata • 34 . Sidi Abdelli • 35 . Sebdou • 36 . Beni Ouarsous • 37 . Sidi Medjahed • 38 . Beni Boussaid • 39 . Marsa Ben M’Hidi • 40 . Nedroma • 41 . Sidi Djillali • 42 . Beni Bahdel • 43 . El Bouihi • 44 . Honaïne • 45 . Tienet • 46 . Ouled Riyah • 47 . Bouhlou • 48 . Beni Khellad • 49 . Aïn Ghoraba • 50 . Chetouane • 51 . Mansourah • 52 . Beni Semiel • 53 . Aïn Kebira

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Biographie
Mohammed Dib naît dans une famille cultivée d’artisans. Il fait ses études primaires et secondaires en français, sans fréquenter l’école coranique comme c’était l’usage. Après la mort de son père en 1931, il commence autour de 1934 à écrire des poèmes mais également à peindre. De 1938 à 1940 Mohammed Dib devient instituteur, enseignant à Zoudj Bghel, près de la frontière marocaine. Comptable à Oujda, l’année suivante, au service des Subsistances de l’Armée, il est en 1942 requis au Service civil du Génie puis, en 1943 et 1944 interprète franco-anglais auprès des armées alliées à Alger.
De retour à Tlemcen en 1945 Mohammed Dib est jusqu’en 1947 dessinateur de maquettes de tapis, réalisés et vendus sous son contrôle. Il publie en 1946 un premier poème dans la revue Les Lettres, publiée à Genève, sous le nom de Diabi. Invité en 1948 aux rencontres de Sidi Madani, près de Blida, organisées par les Mouvements de Jeunesse et d’Éducation populaire, il y fait la connaissance d’Albert Camus, Louis Guilloux, Brice Parain Emmanuel Roblès et Jean Cayrol. Ce dernier deviendra par la suite son éditeur au Seuil à Paris. Il est ensuite syndicaliste agricole et effectue un premier voyage en France. De 1950 à 1952 Mohammed Dib travaille, en même temps que Kateb Yacine, au journal progressiste Alger républicain. Il y publie des reportages, des textes engagés et des chroniques sur le théâtre en arabe parlé. Il écrit également dans Liberté, journal du Parti communiste algérien. En 1951 il se marie avec Colette Bellissant, la fille d’un instituteur tlemcénien, dont il aura quatre enfants. Mohammed Dib lit à cette époque les classiques français, les écrivains américains, les romanciers soviétiques et italiens.
Après avoir quitté en 1952 Alger républicain, Mohammed Dib séjourne à nouveau en France alors que paraît aux Éditions du Seuil La Grande Maison, premier volet de sa trilogie Algérie, inspirée par sa ville natale, qui décrit l’atmosphère de l’Algérie rurale. Dans une “écriture de constat”, “réaliste”, il y témoigne tel un “écrivain public”, à partir de faits authentiques, de la misère des villes et des campagnes, des grèves des ouvriers agricoles, des revendications nationalistes naissantes. La presse coloniale critique le roman, ainsi que des membres du Parti communiste algérien qui auraient souhaité y rencontrer un “héros positif”, Aragon le défend. Les deux autres volets de la trilogie, L’Incendie et Le Métier à tisser, paraissent en 1954, l’année même du déclenchement de la guerre de libération, et en 1957. Durant cette période Mohammed Dib est, jusqu’en 1959, employé dans la correspondance et la comptabilité commerciale.
Tandis qu’il aborde plus explicitement la guerre d’indépendance dans Un été africain, Mohammed Dib est expulsé d’Algérie par la police coloniale en raison de ses activités militantes. André Malraux, Albert Camus, Louis Guilloux interviennent pour qu’il puisse s’installer en France. Il s’établit alors à Mougins, dans les Alpes-Maritimes, effectuant plusieurs voyages dans les pays de l’Est. En 1962 Qui se souvient de la mer manifeste une bifurcation de son écriture vers l’onirisme, le fantastique et l’allégorique.
En 1964 Mohammed Dib s’installe dans la région parisienne, à Meudon, puis en 1967 à La Celle-Saint-Cloud, près de Versailles. Dans Cours sur la rive sauvage et La Danse du roi publiés en 1964 et en 1968, il poursuit une quête plus introspective autour des thèmes de la condition humaine, de la féminité et de la mort. En 1970, Mohammed Dib souhaite s’engager dans une nouvelle trilogie “sur l’Algérie d’aujourd’hui”, dont Dieu en Barbarie et Le Maître de chasse (1973) constituent les deux premiers volets. Il apparaît dans Italiques à l’occasion du dixième anniversaire de l’Indépendance de l’Algérie1.
Mohammed Dib enseigne, en 1976-1977, à l’université d’UCLA, à Los Angeles, Californie, ville qui lui inspirera son roman en vers « L.A. Trip » (2003). À partir de 1975 il se rend régulièrement en Finlande où il collabore, avec Guillevic, à des traductions d’écrivains finlandais. De ses séjours naîtront sa « trilogie nordique », publiée à partir de 1989 : Les Terrasses d’Orsol, Neiges de marbre, Le Sommeil d’Ève. Parallèlement à son travail de romancier, ses recueils de poèmes, Omneros en 1975, Feu beau feu en 1979, sont des célébrations de l’amour et de l’érotisme. Sa pièce de théâtre Mille hourras pour une gueuse, présentée à Avignon en 1977 et publiée en 1980, met en scène les personnages de La Danse du roi. De 1983 à 1986 Mohammed Dib est « professeur associé » au Centre international d’études francophones de la Sorbonne. Dans ses derniers livres, Simorgh, puis Laëzza, terminé quelques jours avant sa mort, il revient, sous la forme d’un puzzle littéraire, sur ses souvenirs de jeunesse. Il meurt le 2 mai 2003 à l’âge de 82 ans, à la Celle St Cloud.
Mohammed Dib a reçu de nombreux prix, notamment le prix Fénéon en 1952, le prix de l’Union des écrivains algériens en 1966, le prix de l’Académie de poésie en 1971, le prix de l’Association des Écrivains de langue française en 1978, le grand prix de la Francophonie de l’Académie française en 1994, attribué pour la première fois à un écrivain maghrébin. Il a obtenu en 1998 le prix Mallarmé pour son recueil de poèmes L’Enfant-jazz. En 2003 de nombreuses rumeurs faisaient état de la possibilité de l’attribution à Mohammed Dib du prix Nobel de littérature.